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Comment appréhender les trois racines de l’existence humaine pour retrouver l’équilibre ?

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La vie en général, et la vie humaine probablement encore plus profondément, est basée sur trois racines, ou trois pôles fondamentaux sans lesquelles elle ne peut exister.

  • La physiologie, où les processus vitaux s’expriment via des réactions biochimiques, électriques et énergétiques;
  • Le mental, où les pensées, les images, les émotions, les sensations liées aux souvenirs, aux anticipations et aux interprétations du présent s’expriment;
  • La conscience, qui se développe grâce aux connaissances, aux liens qui sont faits entre elles, et aux implications que cela comporte pour l’individu sur sa compréhension de sa place dans le monde.

Comme nous l’avons déjà abordé dans cet article, ce découpage a un impact direct sur les possibilités d’action que nous avons quand nous voulons changer les choses dans notre vie. Nous allons ici plutôt nous intéresser à ce qui différencie ces pôles.

Quel ordre pour ces trois pôles ?

Il serait naturel de déduire de la liste ci-dessus qu’elle a été écrite dans l’ordre logique de l’évolution : d’abord la vie s’est développée dans des processus chimiques, qui a fait émerger la possibilité de penser et ressentir des émotions complexes, d’anticiper des événements de notre environnement afin d’être mieux adaptés, à mieux survivre, pour enfin aboutir à l’espèce humaine et à sa conscience surpassant toutes celles présentes sur cette planète.

Cette vision, issue directement des découvertes du 18e et du 19e siècle (Buffon, Lavoisier, Darwin, etc.) a complètement influencé la vision qu’avait l’occident (découvreur de ces notions) de lui-même, des autres peuples et civilisations, ainsi que des autres espèces vivantes. Pour ce courant de pensée, l’Homo Sapiens Sapiens (blanc et mâle de préférence) était le summum de l’évolution. Son mental hypertrophié lui permettait de concevoir des outils de plus en plus complexes et performants, jusqu’à cet outil qui me sert à rédiger cet article et à le diffuser instantanément à la Terre entière. Darwin lui-même en aurait été choqué il y a 150 ans de savoir qu’un jour ce serait possible…

Et la conscience dans tout ça ? Est-elle le fruit de l’évolution normale et logique du cerveau humain supra-intelligent, comme le pense encore aujourd’hui beaucoup de scientifiques ou philosophes, ou bien est-elle issue d’autre chose ?

Plutôt qu’une organisation purement hiérarchique, très rare dans la nature, il semble que l’organisation des trois pôles s’établit comme ceci :

 

Chaque pôle étant relié aux deux autres dans une relation qui leur permet de se développer et de s’épanouir. En effet, en examinant sous cet angle les 6 types de liens entre eux, nous nous apercevons des choses suivantes :

  • lien physiologie -> mental : c’est un truisme de dire que plus le corps est en bonne santé, plus le mental est capable de remplir son rôle de contrôleur général (conscient et inconscient) et d’anticipation des possibilités. Si c’est l’inverse, et que le corps fonctionne mal, on s’aperçoit que le mental alors peut partir dans des dérives imaginaires, voire des maladies psychiques. Certains médecins, comme le Dr Russel Blaylock, ont découvert qu’en changeant l’alimentation de personnes très violentes, on pouvait rapidement observer une baisse très importante de ces comportements, juste en réadaptant la physiologie à ce qu’elle peut être quand elle fonctionne bien. D’autres, médecins et non médecins, vont même jusqu’à affirmer qu’il est possible d’éliminer toutes les maladies psychiques et psychiatriques en éliminant l’inflammation du cerveau causée principalement par une mauvaise alimentation. Je vous laisse juger. La question est donc importante.
  • lien mental -> physiologie : cet aspect est le plus connu du grand public, qui connait le concept d’effet placebo. Celui-ci indique que sans principe actif donné à une personne, une pilule donnée avec une autorité à une personne voyait celle-ci guérir spontanément dans des proportions qui pouvaient aller entre 30 et 60% des cas, selon les études. Une abondante littérature existe dans ce domaine, qui n’est plus à démontrer. Son inverse commence aussi à être étudié par les spécialistes : l’effet nocebo, qui provoque non pas une guérison mais un dysfonctionnement physiologique juste par la pensée, ou l’idée qu’on peut s’en faire. Plus généralement, toutes les thérapies comportementales et cognitives, l’hypnose (et même la psychanalyse dans son objectif) sont basées sur l’effet des pensées sur le bien-être. Une bonne pensée impliquera un état de bien-être, et une mauvaise pensée impliquera du mal-être. En Changement Rapide, il est courant de voir disparaître certaines sensations désagréables, qui peuvent être même anciennes, voire des douleurs physiques simplement en changeant des croyances et les pensées associées directement ou indirectement à la situation qui a été à l’origine de cette douleur.
  • lien mental -> conscience : ici aussi il serait facile d’extrapoler la notion de conscience de celle du mental dont elle parait issue. Or rien n’est moins sûr.  Précision : nous utilisons le terme « conscience » dans le sens de consciousness en anglais, et non pas de awareness, qui signifie « être averti de, avoir compris que… », et qui se traduit aussi par conscience mais qui fait référence principalement à la conscience individuelle, et qui n’a étonnement pas de terme équivalent en français. Ceci étant dit, nous considérons que si la conscience existe chez un individu, elle doit être impérativement liée à la morale. En effet un être humain peut être très intelligent, très cultivé, mais être dépourvu totalement de morale. Il peut voler, tuer, asservir sans aucun scrupule toute la journée, et rentrer chez lui le soir et savourer un bon repas puis écouter un opéra avec délectation. Nous avons vu ce comportement tout au long de l’histoire humaine, et notamment au XXe siècle. Peut-on dire alors qu’un tel être humain est conscient s’il n’éprouve aucune empathie ? Pas vraiment, car quand une personne est véritablement consciente, elle doit comprendre que ces actes relèvent du Bien et du Mal, pour lui ET pour l’autre. C’est selon nous ici que se trouve la définition de la conscience, que nous résumons volontairement à la conscience morale. Or le mental n’est préoccupé ni par le Bien ni le Mal, il agit et réagit selon des notions beaucoup plus pragmatiques : est-ce utile ? est-ce bon ? est-ce douloureux ? est-ce dangereux? etc. Le mental est un socle « animal » de l’esprit, alors que la conscience en est une part « humaine », hors du temps et de l’espace. Ce n’est pas utile d’aider les plus faibles, mais notre conscience nous l’impose de quelque part. Le mental n’est pas aussi précautionneux, il voit uniquement ses intérêts. Même la coopération, que l’on retrouve continuellement dans le monde animal, et qui est souvent assimilé à tort à l’altruisme, est finalement un réflexe de survie dans l’intérêt de tous. La conscience (et l’altruisme qui en découle), est donc indépendant du mental.
  • Lien conscience -> mental : c’est ici que la notion de Maître intérieur intervient. Ce qui a été dit juste au-dessus peut heureusement être modifié par la conscience, la partie stable de notre être intérieur, l’oeuil qui observe mais ne change jamais. Comment ? Tout simplement en se reconnectant à cette partie profonde de nous-même sans être happé par les affres du mental. La méditation pleine conscience, mais plus encore le Zéro Mental, permettent de mettre au pas un mental trop présent et qui peut provoquer des conséquences dramatiques dans les vies humaines : peurs, phobies, angoisses, contractions en tous genre, pouvant aller jusqu’à des maladies corporelles. En remettant le mental à sa place, il devient beaucoup plus aisé de vivre en harmonie. Cela ne veut pas dire que tout devient rose, comme si on se mettait sous antidépresseurs ou opiacées, mais au contraire tout devient enfin calme. S’il arrive par après une perturbation, celle-ci est traversée différemment, et sachant qu’elle est éphémère, l’individu se rend compte que le calme revient très rapidement. Les études récentes des neurosciences sur les effets de la méditation sur le cerveau (notamment avec Mathieu Ricard) prouvent qu’il est beaucoup plus « plastique » qu’un cerveau non méditant.
  • Lien conscience -> physiologie : là aussi, il est prouvé par de nombreuses études scientifiques, que les personnes pratiquant la méditation régulièrement, pas nécessairement pendant de longues périodes de temps, agissaient sur leur physiologie en la régulant. En effet, se recentrer sur son Point Zéro, méditer, fait changer les fréquences de vibration du cerveau (visible sur un EEG), et active la glande pituitaire, responsable de la régulation hormonale. Cette dernière va permettre aux organes de mieux fonctionner car ils seront informés qu’ils ne sont plus « en danger » (cause initiale du stress). Ils peuvent enfin s’occuper à éliminer les déchets accumulés, et à re-produire normalement les substances que leur nature détermine. De très nombreux cas de guérisons sont ainsi documentés par le Dr Joe Dispenza, qui nous apprend qu’en dirigeant l’intention clairement dans une direction de santé et de bien être, la guérison arrive.
  • Lien physiologie -> conscience : il est maintenant clair que la conscience, en tant que processus, n’est pas indépendant de la physiologie pour émerger. Un corps est nécessaire, et un corps en bonne santé apportera une conscience claire et précise des choses. Inversement, lorsque le corps fonctionne mal, la conscience a beaucoup de mal à s’épanouir, même si des exemples flagrants démontrent que celle-ci peut s’affranchir de nombreux obstacles physiques (maladies dégénératives, cancers, etc.). Mais dans ces cas-là il est souvent observé que c’est parce que le corps est diminué que le mental est diminué (voir plus haut), ce qui laisse quelque part à la conscience « plus de place » pour se déployer. Des gens comme Stephen Hawking ou Alexandre Jollien nous le prouvent au quotidien : la conscience est augmentée lorsque le corps est diminué, soit lors d’une souffrance physique, soit lors d’une longue maladie ou malformation. Inversement, lorsque le corps fonctionne en harmonie et que le mental reste à sa place naturelle, la conscience peut s’épanouir et se connecter aux sources d’informations qui permettront de réaliser pleinement sa vocation : créer.

 

Alors, d’où vient cette conscience ? Elle ne peut, on vient de le voir, être le résultat de purs processus biologiques, car lorsque la biologie fait défaut, voire même lorsqu’elle est officiellement « morte cliniquement », celle -ci continue à se déployer, souvent plus qu’avant. C’est donc qu’elle est antérieure à tout processus biologique. Les milliers de cas officiellement documentés de comas profonds, ou de NDE (EMI en français), prouvent que en dehors de toute vie biologique, et des fois pendant de longues heures, la conscience continue d’exister et d’enregistrer des informations, qui seront par la suite vérifiées après la phase de « réveil ».

Dans la terminologie Zéro Mental, nous appelons cette conscience le Point Zéro. Retrouver le contact avec ce point permet de vivre des états d’être comme la joie, le calme, la certitude, la force intérieure, etc. Tout ce que chacun d’entre nous cherchons en permanence dans l’agitation mentale, est déjà en nous.

Cela s’appelle la conscience du Soi.

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