Psychologie

L’effet placebo et l’hypnose

Spread the love

Le mot « Placebo » vient du latin « Je plairai ». Il s’agit de l’effet thérapeutique induit par la croyance dans le résultat annoncé, par exemple un cachet (souvent de farine sucrée) ordonné par un médecin en blouse blanche sur un ton docte et affirmé donne au patient l’impression qu’il va assurément guérir. Mais ce peut être aussi la formule magique donnée par le guérisseur, ou tout simplement la ferme croyance intime en sa guérison rapide. Cet effet est connu des humains depuis la plus haute antiquité, dans toutes les cultures (un document égyptien du -18e s. répertorie déjà plus de 800 médicaments dont 100 n’ont pas d’effet reconnu). L’effet placebo a été mis en évidence sous ce nom au début des années 1800 par un médecin anglais. Dans les années 1850, les médecins Trousseau et Corvisart mettent en évidence le fait qu’un produit neutre chimiquement (mie de pain, eau sucrée, homéopathie) produit un effet sur le corps du sujet.

Il a été démontré que l’effet placebo représente de 15 à 30% de l’effet d’un médicament. Il est systématiquement pris en compte par les laboratoires dans les tests des nouvelles molécules dits « en double aveugle » : un groupe prend la vraie substance, l’autre un placébo, et même les expérimentateurs ne savent pas où est la vraie substance. On regarde les résultats obtenus, et le groupe qui a le plus d’effet positif, si l’écart-type des résultats est supérieur à un certain pourcentage par rapport au groupe témoin, c’est celui-là qui sera commercialisé.

Aux USA 45% des médecins avouent prescrire des placébos. Après vingt ans d’étude du placebo, sur le modèle des homéopathies, le Dr Jean-Jacques Aulas, psychiatre à Saint-Étienne, a créé le premier placebo officiel. Cette spécialité, vendue sous le nom de Lobepac — anagramme de placebo — et déclarée « élixir psycho-actif », est présentée comme sédative (bleue) ou tonique (rouge). Il est recommandé de « diluer les gouttes dans de l’eau sucrée ou non et de laisser en bouche une dizaine de secondes » et « il est souhaitable, lors de la prise, de se concentrer sur les bienfaits attendus. »

 

Il existe toutefois des résistances possibles à l’effet placebo : des facteurs génétiques d’activation plus ou moins importante du système dopaminergique. On peut par conséquent bloquer l’effet placebo d’une substance donnée à un patient douloureux en administrant de la naloxone (antidote des opioïdes qui sont substances qui peuvent être données par le médecin ou produites par le corps du patient).

L’existence du placébo prouve deux choses :

1) Les capacités d’auto-guérison innées du corps humain. Sans apport d’aucune chimie extérieure, le simple fait d’être persuadé de sa guérison provoque celle-ci, même dans des cas désespérés pour la science (comme par exemple les « miracles » de Lourdes).

2) La prédominance du mental sur le physique. L’imaginaire est la clé de la croyance en la guérison, et quand il est bien utilisé, comme en hypnose, PNL et à fortiori en Changement Rapide, la personne est guidée vers ses mécanismes d’auto-guérison.

Le C.R., en utilisant ses techniques de communication et de suggestion, pousse le client vers un mieux-être qu’il a souvent oublié de ressentir depuis longtemps. Le praticien, en utilisant cette capacité naturelle, fait se répandre dans l’organisme des substances opiacées endogènes naturelles, qui préparent le terrain pour l’atteinte de l’objectif. Il est donc recommandé d’aider le client à retrouver un certain état de calme intérieur pour faciliter le changement (même si celui-ci peut se faire aussi dans un état de tension). Ensuite, la croyance dans l’efficacité du thérapeute va jouer un rôle primordial dans l’atteinte des objectifs. Tout ceci ne serait pas possible sans l’effet placébo.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.